
Le complexe ADN de la paroi cellulaire mycobactérienne et le carcinome in situ de la vessie
Les résultats finaux d’un essai clinique de phase I et II utilisant le complexe ADN de la paroi cellulaire mycobactérienne pour traiter le cancer superficiel de la vessie (CSV) viennent d’être présentés à la 99e conférence annuelle de 2004 de l’American Urological Association qui s’est tenue à San Francisco, en mai 2004.
L’essai de phase I et II a réuni 55 patients. Tous présentaient depuis plusieurs années un carcinome in situ (CIS), une des formes les plus agressives de CSV. Leur CIS était réfractaire aux traitements conventionnels du CSV (BCG et chimiothérapie). Au cours de l’étude, les patients ont reçu une des deux doses suivantes de complexe ADN de la paroi cellulaire mycobactérienne, à savoir 4 mg ou 8 mg, et ont subi une évaluation au 3e, 6e, 12e et 18e mois. Après 12 mois, selon la dose, 43 % à 64 % des patients ne montraient aucun signe de maladie tel que démontré par la cystoscopie, la biopsie et la cytologie. Seulement trois des patients de l’étude ont dû arrêter le traitement basé sur le complexe ADN de la paroi cellulaire mycobactérienne, ce qui représente une proportion bien plus faible que ce que l’on observe d’habitude chez ceux qui reçoivent un traitement par BCG, traitement conventionnel du CIS.
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