
À propos d'E. coli O157:H7
Les bactéries Escherichia coli (E. coli) sont des organismes qu'il est normal de trouver dans le tractus intestinal de tous les animaux. Il existe des centaines de souches différentes, dont la plupart sont non pathogènes (qui ne causent pas de maladie) pour leur hôte; cependant, certains types entraînent des troubles digestifs et parfois d'autres maladies systémiques importantes.
La variante O157:H7 d'E. coli est une forme mutante qui a acquis une toxine extrêmement puissante d'une autre bactérie : Shigella Dysenteriae. Il existe un certain nombre de théories sur la façon dont cette bactérie a subi une mutation, mais on ne connaît pas la cause exacte. On a trouvé E. coli O157:H7 dans l'intestin de bovins, de cerfs, de chèvres et de moutons en bonne santé.
Le bétail ruminant (par exemple les bovins) sont considérés comme étant le principal bassin d'E. coli O157:H7 dans le monde. De nombreuses études ont démontré que le taux de prévalence d'E. coli O157:H7 chez les bœufs et chez les vaches laitières est important et qu'on retrouve cet organisme dans les bovins, sur les bovins et autour des bovins dans le monde entier. L'utilisation du purin comme fertilisant pour les cultures agricoles et le ruissellement des fermes d'élevage de bœufs et de vaches laitières sont des sources de contamination pour l'environnement général, ainsi que pour les eaux de surface et les eaux souterraines.
La contamination des surfaces utilisées pour les coupes de viande et la contamination interne de la viande hachée surviennent aussi régulièrement. Cette contamination des aliments et de l'eau par E. coli O157:H7, liée à l'excrétion fécale du bétail, est un danger bien connu et documenté pour la santé humaine.
Incidence de l'infection par E. coli O157:H7
Le Center for Disease Control and Prevention (CDC) estime à 73 000 par an les cas d'infection par E. coli O157:H7 aux États-Unis. Chaque année, 2 100 Américains sont hospitalisés et 61 personnes meurent des suites directes de complications dues à une infection par E. coli. Santé Canada a identifié 1 038 cas signalés d'infection par E. coli O157:H7 au Canada en 2004.2
En général, les personnes tombent malades à cause d'E. coli O157:H7 deux à huit jours (en moyenne 3 à 4 jours) après avoir été exposées à la bactérie. Les infections par Escherichia coli O157:H7 entraînent souvent des diarrhées sanglantes graves et des crampes abdominales. Parfois, l'infection provoque des diarrhées non sanglantes ou ne provoque aucun symptôme. D'habitude, on peut observer une légère fièvre ou aucune fièvre et la maladie disparaît en 5 à 10 jours.
Chez certaines personnes, en particulier chez les enfants âgés de moins de 5 ans et chez les personnes âgées, l'infection peut aussi causer une complication appelée le syndrome hémolytique et urémique (SHU), au cours duquel les globules rouges sont détruits et une insuffisance rénale s'installe. Environ 8 % des personnes, chez qui la diarrhée est suffisamment grave pour qu'ils aillent voir un médecin, développent cette complication. Aux États-Unis, le SHU est la principale cause d'une insuffisance rénale grave chez les enfants, et la plupart des cas de SHU sont provoqués par E. coli O157:H7.
Les personnes qui ne présentent qu'une diarrhée, récupèrent en général complètement. Un faible pourcentage de personnes atteintes de SHU présente des complications immédiates qui auront des implications pendant le reste de leur vie, comme la perte de la vue, la paralysie, l'insuffisance rénale persistante ou les problèmes liés au fait d'avoir eu une ablation d'une partie de l'intestin. De nombreuses personnes atteintes de SHU ont toujours de légères anomalies de la fonction rénale, de nombreuses années plus tard.
Foyers d'E. coli O157:H7
E. coli O157:H7 a été identifié pour la première fois en tant qu'agent pathogène d'origine alimentaire en 1982, lors de l'investigation d'un foyer de diarrhée sanglante grave associé à la consommation de hamburgers provenant d'un lieu de restauration rapide. Depuis cet évènement, l'industrie de la viande et le United States Department of Agriculture (USDA) ont investi des centaines de millions de dollars en équipement, en tests et en formation, afin d'essayer d'éliminer cet organisme des produits commercialisés. Leurs efforts ont permis de réduire de façon significative la quantité d'E. coli O157:H7 sortant des abattoirs.
Cependant, les usines de transformation de la viande (abattoirs) continuent à absorber les pertes dues à la contamination régulière de la viande confinée à l'usine (la viande contaminée doit être cuite ou stérilisée et jetée), et dues aux rappels occasionnels et aux foyers d'origine alimentaire associés aux produits commercialisés, ainsi qu'aux contentieux survenant suite à la découverte de foyers d'infection d'origine alimentaire.
En plus des foyers liés à la consommation de bœuf, l'exposition des humains à l'E. coli O157:H7 a aussi été associée à la consommation de produits contaminés comme les fruits et les légumes (pousses de luzerne, laitue, épinards), le lait et le jus de fruit non pasteurisés, l'eau potable et l'eau utilisée dans les centres récréatifs, et lors d'un contact direct avec les animaux dans les foires et les zoos pour enfants. Des foyers d'infection récents ont été associés à la consommation de produits dans des restaurants du Nord-Est des États-Unis (dont Taco Bell) et les épinards en sachet consommés dans 26 états des États-Unis. Les fermes d'élevage de la Vallée de Salinas en Californie ont été impliquées dans les foyers bactériens touchant les épinards.
Impact économique
On considère que l'impact économique de cette infection est considérable. Un certain nombre de rappels à grande échelle sont survenus, pour la viande hachée, en raison d'une contamination par E. coli. Depuis janvier 2000, plus de 20 millions de livres de bœuf ont fait l'objet d'un rappel en Amérique du Nord. Ce qui est encore plus préoccupant, c'est le coût du traitement des personnes infectées. Une étude récente, menée aux États-Unis, a estimé le coût annuel des infections par E. coli O157:H7 à 405 millions de dollars (dollars de 2003). Les coûts estimés comprennent 370 millions de dollars pour les décès précoces, 30 millions pour les soins médicaux, et 5 millions pour la perte de productivité. .
En plus du coût humain direct lié aux infections par E. coli O157:H7, les éleveurs de bétail et de vaches laitières, les usines de transformation de la viande et les usines de transformation des produits laitiers, ainsi que les distributeurs de viande et de produits laitiers, les grossistes et les magasins de vente au détail de produits alimentaires contractent tous des coûts directs et indirects (baisse de la demande de leurs produits) associés à cette menace d'infection d'origine alimentaire. Le coût, pour l'industrie alimentaire, des infections par E. coli O157:H7 lié aux rappels de produits, aux aliments détruits, aux mesures de contrôle et à la diminution de la demande en raison de la perte de la confiance des consommateurs, est estimé à des milliards de dollars au États-Unis seulement (2,7 milliards de dollars – Meat & Poultry, février 2003). On estime que les producteurs individuels de bœuf dépensent 2 à 3 millions de dollars par an pour prévenir la contamination de la viande.
Malignité de la vessie
Au stade précoce, le cancer de la vessie ne produit en général pas de symptômes. Si un symptôme apparaît, il s’agit habituellement d’une «hématurie», c’est-à-dire une présence de sang dans les urines. -»
Le cancer de la vessie est fortement lié au tabagisme et à une exposition professionnelle. -»
Il existe plusieurs sortes de cellules dans la vessie qui peuvent se transformer en cancer. -»
La vessie est composée de plusieurs couches. Votre cancer fera l’objet d’une évaluation et sera traité selon l’atteinte des couches et la profondeur de la dissémination. -»
Certaines tumeurs renferment de nombreuses cellules qui ressemblent à des cellules normales et elles évoluent à petite vitesse. D’autres contiennent de nombreuses cellules anormales et grandissent de façon incontrôlée. -»
Votre cancer sera traité selon son stade et son grade. Le terme «stade» correspond à la mesure de l’ampleur du cancer dans votre corps et le terme «grade» correspond à la mesure de la vitesse à laquelle le cancer croît et se dissémine. -»
Il existe un certain nombre de procédures et de tests liés au disgnostic, au stade et au grade du cancer de la vessie. -»
Votre traitement sera déterminé par le stade et le grade de votre cancer et votre état de santé général. Il se peut que le médecin décide d’associer plusieurs traitements. -»
Le cancer de la vessie présente un fort taux de rechute. Le suivi à long terme est essentiel. -»
«J’ai fait l’objet d’un diagnostic de cancer de la vessie. J’ai besoin d’en savoir plus.»
Lorsque les cellules de votre vessie – organe creux de votre corps qui recueille et élimine les urines en provenance de vos reins – commence à se multiplier de façon anarchique et à se disséminer dans les tissus environnants, on peut dire que vous êtes atteint(e) d’un cancer de la vessie.
Le cancer de la vessie commence au niveau de la muqueuse interne de la vessie. Le type de cancer, le stade et le grade auxquels il se trouve, dictera la sorte de traitement que vous recevrez. Un cancer de la vessie diagnostiqué à un stade précoce est facile à traiter et le taux de survie est très élevé. Les nouveaux traitements et les meilleurs diagnostics ont largement amélioré le pronostic de cette maladie.
Le cancer de la vessie est une forme de plus en plus courante de malignité, en particulier dans les pays industrialisés. À l’échelle mondiale, le cancer de la vessie est une des dix causes principales de cancer chez l'homme et une des vingt causes principales de cancer chez la femme. Aux États-Unis, le cancer de la vessie représente une des cinq causes principales de cancer chez l'homme et une des dix causes principales de cancer chez la femme. Les personnes de race blanche ont deux fois plus de risques d'avoir un cancer de la vessie que les personnes de race noire ou hispanique. Le plus faible taux de cancer de la vessie se retrouve en Asie et en Amérique du Sud.
Au stade précoce, il se peut que le cancer de la vessie ne produise aucun symptôme. Si un symptôme survient, ce sera vraisemblablement une «hématurie», à savoir la présence de sang dans les urines. Certaines personnes ressentent de la douleur lorsqu'elles urinent, d'autres ont souvent besoin d'uriner ou ont le besoin impérieux d'uriner ou encore éprouvent de la difficulté à uriner.
- Peut-être remarquerez-vous que votre urine a une couleur rouge ou similaire à la rouille chaque fois que vous urinez, ou une fois de temps en temps. Il se peut qu'un jour il y ait du sang et que le lendemain il n'y en ait pas. Toutes les formes de cancer de la vessie n'entraînent pas forcément un saignement continu.
Le terme médical hématurie est utilisé pour évoquer la présence de sang dans les urines, et 80 à 90 % des patients atteints d'un cancer de la vessie ont ce symptôme. En général, aucune douleur n'est associée à la présence de sang.
Dans certains cas, il se peut que vous ayez du sang dans les urines mais que vous ne puissiez pas le voir. Les médecins font la différence entre l'hématurie macroscopique, sang visible à l'œil nu, et l'hématurie microscopique, sang seulement visible au microscope. Environ deux tiers des personnes qui font l'objet d'un diagnostic de cancer de la vessie présentent une hématurie macroscopique, et environ un tiers présentent une hématurie macroscopique, lorsque leur urine est testée.
Si vous êtes atteint d'une hématurie associée à un cancer, cela n'indique en rien l'étendue de votre cancer. En d'autres termes, la quantité de sang ne signifie pas forcément que votre cancer est important.
Si vous avez remarqué la présence de sang dans vos urines, mais que vous n'avez pas encore consulté votre médecin, souvenez-vous que la présence de sang dans les urines n'est pas forcément un signe évident de cancer de la vessie. En fait, il est plus vraisemblable que cela soit associé à d'autres conditions. Cependant, n'ignorez pas la situation et ne partez pas du principe que cela est dû à une infection de la vessie. Un cancer de la vessie décelé à un stade précoce répond bien mieux au traitement.
Vous devriez consulter votre médecin, si vous remarquez du sang dans vos urines, mais souvenez-vous que l'hématurie peut être causée par bien d'autres conditions, y compris l'exercice ardu, une blessure, des médicaments, une infection du rein, des calculs rénaux, une infection de la vessie, une inflammation (voir Cystite) ou d'autres troubles hémorragiques.
- Il se peut que vous remarquiez une modification dans vos habitudes urinaires. Environ 20 % des personnes atteintes d'un cancer de la vessie ressentent de la douleur lorsqu'elles urinent, notent une augmentation de la fréquence des mictions, doivent faire un effort pour uriner ou n'arrivent pas à uriner.
Vous devez peut-être aller aux toilettes plus souvent qu'à l'habitude, et vous devez sans doute vous dépêcher d'y aller, car vous n'arrivez pas à vous «retenir». Vous ressentez peut-être de la douleur, une sensation de pression et de brûlement lorsque vous urinez, ou vous trouvez peut-être que bien que vous ayez un besoin impérieux d'uriner, vous avez du mal à uriner et que vous faites très peu ou pas du tout.
La douleur urinaire, la fréquence des mictions et le besoin impérieux d'uriner peuvent être dûs à bien d'autres problèmes de santé, mais assurez-vous de signaler ces symptômes à votre médecin. Des études ont montré que la modification des habitudes urinaires causée par un cancer de la vessie est plus vraisemblablement associée à un carcinome in situ de la vessie (aussi appelé CIS), sorte de tumeur plate ressemblant à une lésion qui peut se propager vers les couches plus profondes de la vessie et vers d'autres parties du corps.
La douleur urinaire, la fréquence des mictions, et le besoin impérieux d'uriner n'indiquent pas forcément la présence d'un cancer de la vessie. Il y a des symptômes qui sont couramment associés à bien d'autres conditions, y compris une infection et une inflammation de la vessie, des calculs vésicaux, une infection ou une maladie rénale, des troubles neurologiques, des maladies transmissibles sexuellement, une endométriose chez les femmes et une prostatite chez les hommes.
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Le cancer de la vessie est souvent associé au tabagisme et est aussi lié à l'exposition professionnelle à certains produits chimiques. D'autres facteurs de risque de type environnementaux et génétiques font actuellement l'objet d'examens.
Tabagisme : Si vous fumez, vous doublez et même vraisemblablement triplez, les possibilités d'avoir un cancer de la vessie. D'ailleurs, on pense que le tabagisme est la cause de 50 à 66 % des tumeurs de la vessie chez les hommes et de 25 % des tumeurs chez les femmes. Plus vous fumez longtemps, plus vous augmentez votre risque.
Comment l'inhalation de la fumée de cigarette affecte-t-elle votre vessie? Les produits chimiques causant le cancer qui se trouvent dans le tabac, comme les amines aromatiques, sont absorbés par vos poumons, filtrés par vos reins et excrétés sous une forme concentrée dans votre urine. On pense que ces composants toxiques provoquent une croissance anormale des cellules qui tapissent la vessie.
Les chercheurs ont suggéré que parmi les personnes qui fument, ceux dont le corps convertit lentement les composants causant le cancer, en produits chimiques non toxiques, ont plus de risque de développer un cancer de la vessie. Cette prédisposition génétique peut aider à expliquer pourquoi certains fumeurs développent un cancer de la vessie et d'autres pas.
Historiquement, l'incidence du cancer de la vessie chez les femmes est seulement d'un tiers par rapport aux hommes. Malheureusement, l'augmentation du taux de tabagisme chez les femmes va vraisemblablement entraîner une plus forte incidence de cancer de la vessie chez ces dernières.
Les fumeurs peuvent grandement réduire les risques de développement d'un cancer de la vessie lié au tabagisme en arrêtant de fumer. Après avoir arrêté de fumer pendant un à quatre ans, le risque de développement de la maladie chez l'ancien fumeur tombe à 40 %.
Exposition professionnelle : Une forte exposition à certains produits chimiques est aussi liée à une augmentation du risque de cancer de la vessie. Les personnes qui travaillent avec des colorants, du caoutchouc, des textiles, des peintures, des plastiques, du cuir et des produits chimiques organiques présentent une forte incidence de la maladie. On pense que l'exposition professionnelle est attribuable à environ 25 % de tous les cas de cancer de la vessie.
«Les composés chimiques cycliques» y compris les dérivés du benzène et les arylamines sont associés à l'augmentation du taux de cancer de la vessie chez les travailleurs du pétrole et du caoutchouc, les peintres, les travailleurs du textile, les conducteurs de camion et les électroplastes de l'aluminium.
Les coiffeurs et les barbiers présentent également des risques en raison de l'exposition répétée aux colorants capillaires permanents. On s'est aperçu que même l'utilisation cosmétique régulière (au moins une fois par mois) à long terme de colorants capillaires permanents constituait un facteur de risque de cancer de la vessie.
Le sexe est un facteur de risque majeur de cancer de la vessie. Les hommes sont 3 à 4 fois plus susceptibles que les femmes de développer un cancer de la vessie et présentent 2 à 3 fois plus de risques de mourir d'un cancer de la vessie.
Autres facteurs de risque : On a identifié d'autres associations présentant un risque accru de cancer de la vessie, y compris :
- l'eau contaminée par de l'arsenic
- le parasite intestinal, schistosoma haematobium (commun en Afrique)
Les autres facteurs de risque de cancer de la vessie qui ont été suggérés, mais non clairement établis, comprennent les émissions d'un moteur diesel, les infections chroniques des voies urinaires, les sous-produits du chlore, l'exposition aux médicaments chlormaphazine et cyclophosphamide, les radiations pelviennes et la présence de pesticides dans l'eau potable.
Des études effectuées sur la caféine et sur les édulcorants artificiels, pour évaluer s'ils présentaient des facteurs de risque de cancer de la vessie, ont montré qu'ils n'étaient pas associés au cancer de la vessie.
Le cancer de la vessie est principalement une maladie du vieillissement. Les taux chez les personnes âgées de 70 ans et plus sont 2 à 3 fois plus élevés que les taux observés chez les personnes âgées de 55 à 69 ans, et 15 à 20 fois plus élevés que les taux signalés chez les personnes âgées de 30 à 54 ans. Aux États-Unis, l'âge moyen d'un diagnostic de cancer de la vessie est de 68 ans. Il est très rare de diagnostiquer un cancer de la vessie chez les femmes âgées de moins de 40 ans et extrêmement rare chez les enfants.
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Il existe différents types de cellules dans la vessie qui peuvent se transformer en cellules cancéreuses. La forme la plus courante de cancer de la vessie est le carcinome transitionnel qui survient dans les cellules «transitionnelles» de la paroi de la vessie.
Si on a diagnostiqué chez vous la présence d'un cancer de la vessie, il y a de fortes possibilités que ce soit un carcinome transitionnel, c'est-à-dire un cancer des «cellules transitionnelles» qui tapissent vos voies urinaires, y compris votre vessie. Les cellules transitionnelles sont des cellules particulières qui sont capables de changer de forme, de se contracter lorsque vous videz votre vessie et de s'étendre en une simple couche lorsque votre vessie se remplit. Comme elles tapissent votre vessie, les cellules transitionnelles rentrent en contact avec les déchets qui se trouvent dans votre urine. Dans les pays industrialisés comme l'Amérique du Nord et l'Europe, environ 90 % de tous les cancers de la vessie sont des carcinomes à cellules transitionnelles (CCT).
Une autre forme de cancer de la vessie, appelé épithélioma spinocellulaire, représente seulement environ 3 % des cas dans le monde industrialisé, mais est plus courant dans les pays en voie de développement. Il est particulièrement courant au Moyen-Orient et en Afrique (et surtout en Égypte), où il est lié au parasite schistosama haematobium. Il est aussi associé à une inflammation chronique, comme celle causée par l'utilisation à long terme d'un cathéter. L'épithélioma spinocellulaire commence dans les cellules squameuses, qui sont des cellules fines et plates que l'on trouve dans la membrane qui tapisse la vessie.
Une troisième forme de cancer de la vessie, appelée adénocarcinome, est peu courante et représente seulement 1 à 2 % des cas. Il s'agit d'un cancer des cellules glandulaires qui se trouve dans la membrane qui tapisse la vessie et ces cellules produisent du mucus. Les autres formes suivantes de cancer de la vessie sont extrêmement rares : léiomyosarcome, rhabdomyosarcome et phéochromocytome.
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La vessie comporte plusieurs couches. Votre cancer sera évalué et traité selon la profondeur à laquelle il s'est propagé dans ces couches. La plupart des cancers de la vessie sont confinés dans les couches internes de la vessie et sont considérés comme étant «superficiels». Ceux qui se propagent vers les couches extérieures et au-delà sont appelés cancers «invasifs».
Si vous avez fait l'objet d'un diagnostic de cancer de la vessie, cela vous aidera à mieux comprendre comment votre vessie est construite et où votre cancer s'est développé.
Si vous examiné un schéma de coupe transversale de votre vessie, vous verrez que la paroi de votre vessie est composée de plusieurs couches de tissu qui entourent le lumen de votre vessie ou la partie creuse. Toutes ces couches peuvent être regroupées en quatre types principaux de tissu, en commençant par la membrane la plus à l'intérieur de la vessie et en se rendant vers la couche la plus à l'extérieur :
- L'épithélium transitionnel (aussi appelé couche urothéliale), ou couche interne, est tapissé de cellules transitionnelles. Parfois on l'appelle aussi «muqueuse».
- Le chorion de la membrane muqueuse, une fine zone de tissu conjonctif. On l'appelle également la couche «sous-muqueuse» ou la «membrane basale».
- La tunique musculeuse, une zone plus large de tissu musculaire lisse. Parfois on l'appelle aussi le «détrusor».
- La couche graisseuse périvésicale, une zone de tissu conjonctif graisseux qui entoure l'extérieur de la vessie et qui la sépare des autres organes. L'extérieur de la vessie est parfois appelé la «membrane séreuse».
Les cancers de la vessie qui sont confinés aux deux premières couches de la vessie sont considérés comme étant superficiels. Environ 75 % de tous les cancers de la vessie sont superficiels. Bien que les cancers superficiels de la vessie aient tendance à réapparaître (revenir après avoir été traité ou éliminé), ils ont tendance à rester superficiels. En général, ils sont aussi «non invasifs» et présentent un faible risque (moins de 20 %) de propagation plus importante.
Les cancers qui se propagent dans la troisième couche du tissu musculaire, ou au-delà, sont considérés comme étant des cancers invasifs. Les cancers de type invasif nécessitent un traitement plus intensif, car ils peuvent se propager vers les organes qui se trouvent à proximité, comme les reins, la prostate (chez les hommes), et l'utérus ou le vagin (chez les femmes) ou encore vers les ganglions lymphatiques. L'étalement d'un cancer vers d'autres zones s'appelle des métastases.
Les cancers de la vessie varient selon la forme, la taille et le nombre de cellules anormales qu'ils contiennent. Il est possible d'avoir plus d'une tumeur et plus d'une sorte de tumeur simultanément.
- Les tumeurs papillaires sont étroites, allongées comme un doigt ou ressemblent à une verrue et partent de la membrane de la vessie en se dirigeant vers le centre creux de la vessie. Parfois, on dit qu'elles ressemblent à une fronde, à une fleur ou à une anémone de mer.
La plupart des sortes de tumeurs papillaires grandissent vers le centre et ne s'étalent pas, ni n'«envahissent» les couches internes de la vessie. Si elles ne sont pas traitées, une faible quantité de tumeurs papillaires envahit la paroi de la vessie et se propage vers d'autres parties du corps. Les tumeurs papillaires représentent le type le plus courant de tumeurs de la vessie. Elles sont relativement faciles à éliminer, mais elles ont tendances à revenir, en général dans les deux années qui suivent. Les patients qui présentent de multiples tumeurs papillaires de grande taille, par opposition à de petites tumeurs solitaires, ont plus de risque d'avoir une rechute.
- Les tumeurs solides de la vessie ne surviennent pas aussi souvent que les tumeurs papillaires, mais elles présentent un plus fort taux de réapparition et une tendance à envahir profondément la paroi de la vessie à un stade précoce.
- Les tumeurs uroléthiales plates restent à plat contre la membrane interne de la vessie. Elles ne grandissent pas vers le centre de la vessie. Le carcinome in situ (CIS) de la vessie se traduit par une lésion ou une plaque rouge et enflammée. Il s'agit d'une tumeur plate, «non papillaire» qui se propage à la surface. Par définition, ce type de tumeur est confiné dans la couche interne de la vessie, mais il présente un risque plus élevé de devenir un cancer de la vessie invasif et solide.
La taille d'une tumeur CIS ne semble pas prédire la vitesse de propagation de cette tumeur ni la profondeur à laquelle elle ira, si elle n'est pas traitée. Les petites tumeurs CIS peuvent devenir très invasives (se propager en profondeur), alors que les grosses tumeurs peuvent se propager plus lentement ou pas du tout. Les tumeurs CIS sont plus difficiles à déceler que les tumeurs papillaires et ne peuvent pas être facilement enlevées par traitement chirurgical. C'est pour cette raison que les tumeurs CIS sont en général considérées comme étant à risque élevé et elles nécessitent un traitement spécialisé.
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Certaines tumeurs contiennent de nombreuses cellules qui ressemblent à des cellules normales et qui grandissent lentement. D'autres contiennent de nombreuses cellules anormales et grandissent de façon incontrôlée. C'est ce qu'on appelle «différenciation».
Si la tumeur qui se trouve dans votre vessie contient de nombreuses cellules qui ressemblent aux cellules normales de votre vessie, on considère qu'elles sont «bien différenciées». La plupart des tumeurs papillaires superficielles (les tumeurs qui se trouvent dans la couche interne de la vessie) sont bien différenciées. En général, elles ne grandissent ni ne se propagent rapidement. Les cancers à tumeurs «peu différenciées» qui présentent beaucoup de cellules anormales ont plus de risque de réapparaître et de se propager. Comme vous vous en doutez, les cellules «moyennement différenciées» peuvent dans certains cas réapparaître et se propager.
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Votre cancer sera traité selon son stade et son grade. Le «stade» est une mesure de l'étendue du cancer dans votre corps. Le «grade» est une mesure de la vitesse à laquelle le cancer se propage dans votre corps.
Si vous faites l'objet d'un diagnostic de cancer de la vessie, votre équipe de soins de santé utilisera peut-être un code spécial pour décrire votre cancer et pour prendre des décisions à propos de votre traitement. Ce code comprendra des renseignements sur le «stade» et le «grade» de votre cancer.
Signification des stades : Le terme de stade se rapporte à la taille de votre cancer et au site où il se trouve, à son étendue dans votre vessie et détermine s'il s'est propagé dans les tissus qui se trouvent à proximité de votre vessie ou dans d'autres parties de votre corps. Souvent on appelle cela «profondeur de l'invasion». Le système de classification par stades le plus couramment utilisé s'appelle «classification TNM des cancers». Cela explique la taille de la tumeur primitive (T), l'extension aux ganglions lymphatiques ((N) et les métastases à distance (M).
La lettre «T» varie de «TX» à «TO», quand la tumeur ne peut pas être évaluée, ou lorsqu'il qu'il n'y a aucune preuve de tumeur primitive, et va jusqu'à «T4b», lorsqu'une tumeur s'est développée, a envahi la vessie et s'est propagée dans la région du bassin ou la paroi abdominale. En général, il y a dix étapes sur l'échelle «T», qui correspondent aux nombreuses couches de la vessie et au-delà. Les tumeurs de la vessie les plus courantes sont les tumeurs papillaires «Ta» qui n'ont pas encore envahi la paroi de la vessie. Le carcinome in situ, une tumeur plate qui s'étale sur la surface de la membrane de la vessie a la désignation de «Tis».
La lettre «N» (ganglion lymphatique) comprend cinq niveaux, allant de «NX» (qui ne peut pas être évalué) et «N0» (pas de preuve de déplacement vers les ganglions lymphatiques) vers «N3» (mouvement à l'extérieur de la vessie) métastase dans un ganglion lymphatique de plus de 5 centimètres comme dimension maximale.
La lettre «M» (métastase éloignée) comprend trois niveaux, «MX» lorsque la présence d'une métastase éloignée ne peut pas être évaluée, «M0» lorsqu'il n'y a pas de preuve de métastase éloignée et «M1» lorsqu'il y a présence d'une métastase éloignée.
Par exemple, une tumeur définie par «Ta N0 M0» est une tumeur papillaire qui se trouve dans la membrane de la vessie la plus à l'intérieur qui ne s'est pas propagée vers un ganglion lymphatique ni vers une autre partie du corps.
Le stade de votre cancer est le facteur le plus important pour déterminer le traitement que vous allez recevoir.
Signification des grades : Le grade de votre tumeur est déterminé par les résultats de la biopsie de votre vessie. Le grade indique la vitesse à laquelle votre cancer semble grandir et l'agressivité avec laquelle il semble se propager. Les tumeurs à «grade élevé» grandissent plus vite et se propagent plus rapidement en allant plus loin que les tumeurs à «faible grade». La «différenciation» des cellules tumorales, tel que cela est décrit ci-dessus, est un facteur de définition du grade.
La plupart des systèmes de classification des tumeurs par grade utilisent trois grades : le (grade I) bien différencié, le (grade II) moyennement différencié et le (grade III) peu différencié, cependant on utilise parfois un système de quatre grades. Le deuxième chiffre d'un grade indique le système de classification utilisé, par exemple «I/III» ou «II/IV).
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Il y a plusieurs procédures et tests qui sont associés au diagnostic, à la classification par stade et par grade du cancer de la vessie, y compris les antécédents médicaux du patient, l'examen physique, la cystoscopie, la biopsie, plusieurs tests urinaires et examens sanguins et plusieurs sortes d'études par imagerie.
- Votre médecin vous posera peut-être des questions sur vos symptômes. Il examinera vos antécédents médicaux, de tabagisme et professionnels. L'examen physique comprendra peut-être un examen interne de votre rectum ou de votre vagin.
- On vous demandera peut-être des échantillons d'urines pour fins d'analyse d'urine, pour vérifier la présence éventuelle de sang dans vos urines (hématurie microscopique); on effectuera une culture d'urine pour voir s'il y a des signes d'infection; on procédera à une cytologie urinaire pour recherche la présence éventuelle de cellules cancéreuses; et on fera vraisemblablement un test de référence urinaire pour voir s'il y a certaines protéines et antigènes qui sont associés aux tumeurs de la vessie. Les tests de référence urinaire ne sont pas encore utilisés couramment et sont parfois réservés pour les tests liés aux cancers qui ont réapparu (rechute).
- On vous demandera peut-être de subir un lavage vésical ou une injection au cours de laquelle votre vessie sera remplie avec une solution puis vidée à l'aide d'un tube étroit appelé un cathéter. Des échantillons de la solution retirée seront alors analysés pour vérifier la présence éventuelle de cellules cancéreuses. Cette procédure est une solution de rechange par rapport aux tests cytologiques des échantillons urinaires mictionnels.
- Votre médecin vous demandera peut-être de passer un examen sans douleur appelé une pyélographie intraveineuse (PIV) au cours de laquelle un liquide de contraste spécial est injecté dans votre circulation sanguine (en général dans votre bras) et des radiographies sont prises pour obtenir une image de vos voies urinaires, y compris vos reins, vos uretères, votre vessie et votre urètre. Au fur et à mesure que le liquide de contraste se déplace à travers vos voies urinaires, une série de radiographies sont prises pour suivre la progression de ce liquide. La PIV peut révéler les anomalies de votre système urinaire et montrer la vitesse et l'efficacité avec laquelle votre système traite les déchets urinaires. Dans certains cas, on effectue une échographie à la place d'une PIV.
- Il se peut que votre médecin demande que vous subissiez une cystoscopie comme procédure principale visant à déterminer la présence éventuelle d'un cancer de la vessie. En général, une cystoscopie est effectuée en milieu hospitalier en externe (vous serez admis et renvoyé chez vous le même jour). Vous recevrez une anesthésie générale ou une anesthésie locale qui endormira les nerfs de la région de votre bassin et de votre système urinaire. Un instrument appelé un cystoscope – tube flexible et fin équipé d'une lentille et d'une lumière – sera inséré dans votre vessie par l'urètre. (L'anesthésie permettra à cette procédure de ne pas être douloureuse.) Votre vessie sera examinée pour voir si vous avez des tumeurs ou d'autres anomalies et tous les résultats seront notés.
- Au cours de la cystoscopie, une biopsie sera peut-être effectuée. Le cystoscope sera alors utilisé pour prélever des échantillons de tissu de votre vessie. Ces échantillons feront ensuite l'objet d'un examen pour vérifier la présence éventuelle de cellules cancéreuses.
- Selon les résultats obtenus lors de ces examens, on vous demandera peut-être de subir un ou plusieurs tests d'imagerie, y compris un tomodensitogramme, une imagerie par résonance magnétique (IRM), une échographie du foie et une scintigraphie osseuse ainsi qu'une radiographie pulmonaire. Les tests d'imagerie, qui ont différents degrés d'exactitude, permettent d'aider à classifier le stade auquel le cancer décelé se trouve en vérifiant la présence éventuelle d'un cancer dans d'autres parties du corps.
L'interprétation des tests diagnostiques du cancer de la vessie peut être très difficile. Par exemple, l'absence de sang dans les échantillons urinaires n'élimine pas la possibilité de cancer, car les tumeurs ne saignent pas de façon consistante. L'examen cytologique des urines – vérification des urines pour savoir s'il y a des cellules cancéreuses – peut être positif, alors qu'une cystoscopie de la vessie peut donner un résultat négatif, ce qui montre que le cancer peut se trouver ailleurs dans le système urinaire. Une tumeur qui semble avoir un faible grade au cours de la cystoscopie peut se révéler être de grade élevé lorsque des échantillons de tissu prélevés par biopsie ont été examinés. Plusieurs résultats de tests doivent être combinés pour déterminer si vous êtes atteint d'un cancer ou pas et pour évaluer le type, le stade et le grade des tumeurs qui ont été trouvées.
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Votre traitement sera déterminé par le stade et le grade auxquels se trouve votre cancer et par votre état de santé général. Il se peut que vous ayez besoin d'une combinaison de traitements.
Lorsque vous faites l'objet d'un diagnostic de cancer de la vessie, votre équipe de soins de santé prépare un plan de traitement avec trois objectifs :
- éliminer ou détruire le plus de cancer possible
- prévenir ou repousser la réapparition (rechute) du cancer
- prévenir la progression (propagation) du cancer vers d'autres parties de votre vessie et d'autres parties de votre corps.
Atteindre ces objectifs varie de la simple élimination d'une petite tumeur papillaire superficielle de stade précoce sous anesthésie locale à une opération chirurgicale complexe combinée à un traitement de radiothérapie et de chimiothérapie ou d'immunothérapie (thérapie biologique).
Le choix de traitements est fondé sur le type, le stade et le grade de votre cancer et sur votre état médical général.
Ces traitements comprennent :
- Élimination d'une tumeur, aussi appelée «résection transurétrale» ou RTU – Cette procédure, effectuée sous anesthésie locale ou générale, ne nécessite aucune incision chirurgicale. Les instruments cystoscopiques sont introduits dans votre vessie par l'intermédiaire de l'urètre (comme lors d'une cystoscopie) et sont utilisés pour éliminer votre tumeur ou vos tumeurs. Il se peut que votre médecin utilise une boucle métallique, du courant électrique («fulguration»), un traitement au laser ou une combinaison de méthodes pour s'assurer d'enlever le plus grand nombre possible de cellules cancéreuses.
L'élimination d'une tumeur en tant que telle peut être considérée comme un traitement adéquate pour les petites tumeurs superficielles de faible grade qui ne montrent aucun signe invasif vers d'autres parties de la vessie. Cependant, dans de nombreux cas, la RTU peut être combinée avec d'autres thérapies «adjuvantes» (supplémentaires), comme l'immunothérapie ou la chimiothérapie, pour s'assurer que toutes les cellules cancéreuses ont été détruites et pour empêcher que le cancer ne revienne.
- Élimination de la vessie, aussi appelée «cystectomie» - Parfois, on effectue une opération chirurgicale pour éliminer une partie de la vessie ou la vessie entière, ainsi que certains organes qui se trouvent autour, lorsque votre cancer a envahi la couche de muscle lisse («tunique musculeuse») de votre vessie et au-delà. Vous recevrez une anesthésie générale, et vous aurez une incision à l'abdomen.
Dans certains cas, lorsqu'une tumeur est petite et solitaire ou quand il n'y a aucune preuve de tumeur plate qui s'étale comme dans le carcinome in situ, il est possible d'effectuer une cystectomie partielle ou segmentaire. Dans ce cas, seulement une partie de votre vessie est enlevée et vous pouvez continuer à uriner normalement.
Si vous subissez une cystectomie totale, votre vessie sera complètement éliminée. Au cours de l'opération chirurgicale, on enlèvera peut-être aussi les ganglions lymphatiques pelviens, votre urètre, votre prostate et vos vésicules séminales (si vous êtes un homme), et votre utérus, vos ovaires, vos trompes de Fallope et une partie de votre vagin (si vous êtes une femme).
Si votre vessie est enlevée, vous aurez besoin d'un autre moyen pour éliminer l'urine de votre corps. En général, on utilise l'urostomie. Au cours de l'opération, une petite partie de votre intestin est utilisé pour joindre les uretères provenant de vos reins et est dirigée vers une «stomie» (ouverture abdominale) qui se vide dans un sachet étanche. Ce sachet permet de collecter les urines et doit être régulièrement vidé.
Depuis quelques années, on a développé une autre soultion que le sachet externe de l'urostomie. Un nouveau réservoir urinaire, parfois appelé réservoir urinaire de continence, est construit à l'intérieur de l'abdomen, à l'aide d'un segment de votre intestin. Ce réservoir est vidé en passant un tube étroit, ou cathéter, à l'intérieur d'une petite ouverture dans votre abdomen, facilement dissimulée.
Certains patients hommes atteints d'un cancer de la vessie peuvent bénéficier d'une autre solution que l'urostomie. Une néovessie, ou poche intérieure, est construite et cousue directement sur l'urètre, ce qui permet à l'urine de passer normalement. Cette méthode ne peut être utilisée que lorsqu'on est sûr de ne pas être en présence d'un cancer de grade élevé ou invasif de l'urètre ou du col de la vessie.
Comme l'élimination de la vessie est une mesure radicale qui transforme l'existence, les experts en médecine travaillent actuellement pour que la «préservation de la vessie» devienne une autre solution sûre et efficace par rapport à l'élimination de la vessie. Même si votre cancer est invasif, votre équipe de soins de santé vous recommandera peut-être un plan de traitement non chirurgical utilisant une combinaison de thérapies pour éviter ou repousser l'enlèvement de la vessie.
- La thérapie intravésicale consiste à placer un médicament liquide directement dans la vessie – De nombreuses sortes d'«injections» et de «perfusions» ont été mises au point en tant que traitement supplémentaire ou comme autre traitement par rapport à l'enlèvement de la tumeur (RTU) et l'élimination de la vessie (cystectomie). Un agent de traitement est introduit dans votre vessie à l'aide d'un tube étroit, ou cathéter, et passe par votre urètre. L'agent est maintenu dans la vessie pendant une période de temps prescrite, puis est évacué. Le nombre de traitements sera déterminé par l'agent utilisé, le type de cancer que vous avez, ainsi que par le stade et le grade de votre cancer.
Dans certains cas, comme en présence d'un carcinome in situ plat qui s'étale, l'élimination de la tumeur peut être difficile, voire impossible. Dans d'autres cas, la situation médicale et une mauvaise santé peut empêcher toute opération chirurgicale visant à enlever la vessie. La thérapie intravésicale peut représenter le traitement de choix dans ces conditions.
La thérapie intravésicale peut entraîner l'utilisation de deux sortes d'agents de traitement, de l'immunothérapie, aussi connue sous le nom de thérapie biologique, et de la chimiothérapie, l'utilisation de médicaments visant à détruire les cellules cancéreuses.
L'immunothérapie utilise les défenses de votre organisme en stimulant ou en relançant votre système immunitaire pour lutter contre votre cancer et le détruire. Les agents immunomodulateurs, comme le bacille de Calmette-Guérin (BCG), qui a l'origine a été développé comme vaccin contre la tuberculose, déclenche une réponse immunitaire qui détruit les cellules cancéreuses. Les modificateurs de la réponse biologique modifient l'interaction entre les défenses de l'organisme et les cellules cancéreuses pour stimuler, diriger ou rétablir la capacité de l'organisme à combattre la maladie.
Il se peut que vous receviez un médicament chimiothérapeutique en tant que thérapie intravésicale, ou en tant que thérapie générale, en administration orale ou intraveineuse (par une veine). La chimiothérapie générale cible les cellules cancéreuses à travers tout l'organisme.
- La radiothérapie utilise des rayons intenses pour détruire les cellules cancéreuses. Il se peut que vous receviez des faisceaux de rayonnement externes émis à partir d'une machine qui se trouve loin du corps, ou des rayonnements internes émis par des «grains» radioactifs qui ont été directement implantés dans votre tumeur.
- Thérapie photodynamique, aussi appelée photothérapie – Dans cette nouvelle approche du traitement du cancer de la vessie, un produit chimique photosensible est injecté dans votre corps et absorbé par les cellules de votre cancer. Les cellules cancéreuse sont détruites lorsqu'elles sont exposées à la lumière d'un rayon laser.
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Le cancer de la vessie présente un fort taux de récurrence. Il est donc essentiel d'effectuer un suivi à long terme.
Bien qu'il soit possible de traiter adéquatement le cancer de la vessie, il présente néanmoins un fort taux de récurrence par rapport à d'autres formes de cancer. Après le traitement initial, on vous demandera sans doute de subir régulièrement des séries de tests et de procédures de suivi. En général, le suivi comprendra un examen des urines et une cystoscopie tous les 3 mois pendant les 2 premières années, puis tous les 6 mois pendant les 2 années suivantes et chaque année par la suite.
Assurez-vous de bien suivre ce calendrier – les suivis réguliers permettent de trouver les nouvelles tumeurs suffisamment tôt et de prévenir la propagation de la maladie.
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