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Rencontre inopportune avec E. coli O157 : L’évènement marquant qui a récemment changé la vie d’une petite fille et de sa famille

Rachel Peck

La petite Rachel Peck, âgée de quatre ans, adore les animaux, comme la plupart des enfants de son âge. La visite de la famille Peck de Frankford en Ontario au zoo pour enfants dans le cadre d’une exposition agricole canadienne le 28 août 2010 n’était pas hors de l’ordinaire. Rachel, qui à ce moment-là était âgée de trois ans, et sa sœur Julia, âgée de six ans, se sont amusées à nourrir les veaux et d’autres bébés animaux du zoo.

Bien que cela n’ait pas été confirmé, on soupçonne vraiment que la maladie gastro-intestinale grave qui a touchée Rachel quelques jours après la visite au zoo, est due à un transfert de bactéries des animaux du zoo à Rachel. Dans les 24 heures après la visite au zoo, Rachel a commencé à avoir la diarrhée. Deux jours plus tard, elle avait du sang dans ses selles et ses parents, Danielle et Wes, l’ont emmenée au service des urgences de leur hôpital local pour qu’elle soit vue par un médecin. Dans la nuit, Rachel fut transportée au Hospital for Sick Children de Toronto («Sick Kids») avec une possibilité d’invagination de l’intestin, circonstance dans laquelle une partie de l’intestin glisse dans la partie suivante, tout comme les pièces d’un télescope. Lorsqu’un tel évènement se produit, cela entraîne une obstruction intestinale, puisque les parois de l’intestin se pressent les unes contre les autres, causant un gonflement, de l’inflammation et une diminution de la circulation sanguine vers l’intestin.

Cette possibilité a été écartée au Sick Kids, mais une échographie a montré que le côlon de Rachel était très enflammé. Le diagnostic a été changé pour celui d’une colite infectieuse (infection à l’intérieur du côlon), et le traitement a consisté en une hydratation et une observation pendant la nuit. Le jour suivant, le personnel du Sick Kids a suggéré de laisser partir Rachel. Un prélèvement de selles montrait la présence d’Escherichia coli (E. coli) O157:H7, mais il fut recommandé qu’avec une bonne hydratation Rachel devrait récupérer dans les 7 à 10 jours suivants. Cependant, il avait été mentionné que dans 10 % des cas d’infection par E. coli, on peut voir apparaître le syndrome hémolytique et urémique (SHU), un trouble caractérisé par la désagrégation des globules rouges (hémolyse) et une insuffisance rénale. Une liste des symptômes qui pourraient survenir fut remise aux parents de Rachel et on les avisa que si un des symptômes apparaissaient, il faudrait ramener Rachel à l’hôpital immédiatement.

Évidemment, dans les 24 heures qui suivirent, Rachel eut un de ces symptômes : son urine avait la couleur du thé foncé. Elle avait aussi commencé à vomir. Au service des urgences de l’hôpital local, Rachel subit un examen de sang pour vérifier le fonctionnement de ses reins. Le diagnostic : insuffisance rénale. Les reins de Rachel étaient en train d’arrêter de fonctionner. Une ambulance aérienne fut commandée pour ramener Rachel au service de soins intensifs du Sick Kids.

L’inquiétude des parents de Rachel grandit à l’annonce de la détérioration de l’état de santé de Rachel et ils furent paniqués lorsqu’on leur dit qu’en raison des vents forts aucun des deux ne pouvait accompagner Rachel dans l’ambulance aérienne. Danielle raconta que lorsque l’ambulance quitta l’hôpital pour se rendre à l’aire d’atterrissage pour hélicoptère, elle commença à faire de l’hyperventilation. Elle précisa, «Je n’avais aucune idée de l’état dans lequel Rachel allait être lorsque nous allions arriver à Toronto, et cela me brisait le cœur de ne pas savoir si Rachel allait avoir peur sans l’un de nous deux à ses côtés».

Le personnel du Sick Kids a essayé de déclencher le processus de miction à l’aide d’un diurétique, mais la quantité d’urine évacuée fut très faible. Ils ont installé un cathéter fémoral et ont commencé une hémodialyse, technique utilisée pour éliminer les déchets présents dans le sang à l’aide d’une machine de filtration externe, et une transfusion sanguine car son taux d’hémoglobine baissait rapidement. Après une semaine de traitement, la température de Rachel se mit à grimper et on s’aperçut que son cathéter fémoral et la zone environnante étaient infectés par E. coli O157:H7. Le personnel de l’hôpital fut obligé d’enlever le cathéter et d’installer un cathéter péritonéal pour faire une dialyse péritonéale. Au bout de deux semaines, la dialyse fut arrêtée et les petits reins de Rachel se remirent à fonctionner. Pendant tout ce temps, Rachel avait reçu quatre transfusions sanguines, une transfusion d’albumine (protéine principale du sang humain et élément clé dans la régulation de la pression osmotique du sang), une injection d’érythropoïétine (EPO), hormone produite par le rein qui favorise la formation des globules rouges dans la moelle osseuse, et quatre différents antibiotiques. Comme Rachel était restée alitée pendant des semaines sans pouvoir vraiment bouger, elle fut suivie par un physiothérapeute pour apprendre à remarcher.

Depuis son retour à la maison, le 30 septembre, la santé de Rachel s’est régulièrement améliorée. Malgré la surveillance continue qui consistait à faire des prises de sang chaque jour, une vérification hebdomadaire de la tension artérielle, une visite mensuelle au Sick Kids et à suivre un régime spécial sans potassium et faible en phosphore, en sodium et en produits laitiers, Rachel est à présent une enfant de quatre ans en bonne santé (elle a eu quatre ans le 10 mars). Seul son niveau d’activité n’est pas encore celui qu’elle avait avant. Son taux d’hémoglobine vient tout juste de revenir à la normale. Elle est facilement irritable, mais cela est un des symptômes courants du SHU; on s’attend à ce que cela diminue avec le temps. Les parents de Rachel surveillent sa santé avec soin et on les a prévenus que Rachel serait suivie à vie par un néphrologue (spécialiste des reins).

Cet évènement marquant a changé la vie de la famille de Rachel. «Il est sûr qu’aujourd’hui, nous ne prenons rien pour acquis et nous essayons de profiter des moindres instants que nous passons avec nos enfants», dit Danielle. «Nous avons célébré en grand les quatre ans de Rachel, car plus d’une fois au cours de sa maladie, nous nous sommes demandés si elle serait là pour célébrer ses quatre ans. Nous sommes tellement heureux qu’elle soit là avec nous aujourd’hui».

«Cette mauvaise expérience nous a rendu anxieux. Nous essayons d’éviter toutes les activités qui pourraient nous mettre en contact avec E. coli, car nous avons peur que Rachel puisse retomber gravement malade si elle était de nouveau infectée par cette bactérie. Cependant, nous sommes allés chercher des citrouilles en octobre, mais à la fin de cette sortie toute la famille a dû être «décontaminée» à l’aide d’un produit nettoyant à base d’alcool. Je pense que nous faisons un peu trop attention la plupart du temps, mais cela est dû au fait que nous ne voulons en aucun cas revivre une telle situation difficile.»

Le docteur Colin White, pédiatre néphrologue de Colombie-Britannique, possède une longue expérience dans ce genre de cas. Il considère que le SHU est une des plus redoutables maladies auxquelles lui et ses collègues sont confrontés. «Cette bactérie en particulier libère un poison dans la circulation sanguine qui endommage les cellules à l’intérieur de la membrane des vaisseaux sanguins. On observe un rétrécissement des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une atteinte et une dégradation des globules rouges et des plaquettes. Comme les reins comportent un grand nombre de vaisseaux sanguins, cette atteinte provoque chez de nombreuses personnes des lésions rénales importantes. Cette atteinte des vaisseaux peut en réalité entraîner des problèmes avec n’importe quel organe du corps, plus particulièrement avec le pancréas, le foie, le cerveau et parfois les poumons et le cœur.»

Les atteintes rénales dues au SHU peuvent être très graves chez certains patients, même de nombreuses années après la maladie en tant que telle, et elles peuvent nécessiter une dialyse continue ou une transplantation. De même, certaines études suggèrent qu’il pourrait y avoir des lésions du système gastro-intestinal à long terme causées par l’infection, ce qui pourrait entraîner le développement d’une colite ou d’une autre maladie gastro-intestinale.

 

À propos d’E. coli O157:H7

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Escherichia coli (E. coli) est une bactérie coliforme fécale qui se retrouve couramment dans l’intestin des animaux et des humains. Il existe des centaines de souches d’E. coli, dont la plupart vivent normalement à l’intérieur de l’intestin des humains et ne causent pas de maladie. Cependant, E. coli O157:H7 produit de puissantes toxines qui peuvent entraîner une grave maladie chez les humains.

On s’est aperçu qu’E. coli O157:H7 provoquait des infections en 1982, au cours d’une flambée de diarrhée sanguinolente grave aux États-Unis. La cause de cette flambée était due à de la viande hachée contaminée. En 2009, on a constaté qu’aux États-Unis la plupart des infections par cette bactérie survenaient suite à la consommation de viande hachée, plus que tout autre aliment. Récemment, la contamination des produits frais est devenue une source de plus en plus courante d’infection chez l’humain. Malgré l’augmentation des connaissances sur E. coli O157:H7 depuis sa découverte, de nombreuses questions fondamentales et préoccupations subsistent. Les raisons à l’origine de l’apparition de cet agent pathogène et de sa propagation géographique s’expliquent vraisemblablement par une recombinaison génétique entre plusieurs bactéries, ayant ouvert la voie à une nouvelle souche. Récemment, cette bactérie est devenue un problème de santé mondial. Au cours de l’année 1996, d’importantes flambées d’infections ont été rapportées en Allemagne, en Écosse et au Japon. La plus importante de ces flambées a eu lieu au Japon et a touché environ 9000 personnes et l’origine de la contamination venait de germes de radis..

L’infections par E. coli O157:H7 est considérée comme une «maladie zoonotique» d’origine alimentaire, car la maladie est le résultat d’une transmission par voie alimentaire provenant d’une source animale, en général du bétail. Les infections causées par Salmonella, Campylobacter, et Cryptosporidium parvum rentrent aussi dans la catégorie des «maladies zoonotiques».

 

Effets de l’infection par E. coli O157:H7 sur la santé humaine

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E. coli O157:H7 est un important agent pathogène humain. En général, le début de la maladie survient deux à huit jours (en moyenne 3 à 4) suite à l’exposition à cette bactérie. Une fois que la bactérie a été ingérée, elle suit son chemin à travers le système digestif, puis elle se fixe aux cellules qui tapissent l’intestin. Cette infection provoque de l’inflammation qui endommage la muqueuse intestinale et facilite la pénétration des toxines dans le système circulatoire. Parmi les symptômes observés lors d’une telle infection, on peut mentionner les douleurs abdominales et les diarrhées sanguinolentes graves. Il y a rarement de la fièvre, mais des vomissements peuvent parfois être associés à cette infection. Dans la plupart des cas, la maladie disparaît dans les 5 à 10 jours qui suivent. En général, les personnes n’ayant eu que de la diarrhée récupèrent complètement.

Cependant, dans environ 8 à 10 % des cas graves, la toxine peut entraîner le développement du syndrome hémolytique et urémique (SHU). En général, ce sont les enfants âgés de moins de 5 ans et les personnes âgées qui sont le plus susceptibles de développer cette complication. Selon l’OMS, dans 2 à 7 % des cas, les complications mènent au décès. La toxine vise les cellules glomérulaires des reins et y pénètre, ce qui a pour effet d’entraîner une mort cellulaire et un endommagement de la membrane, ce qui à son tour provoque une activation plaquettaire et une coagulation, ce qui est un des éléments caractéristiques de la micro-angiopathie thrombotique (TMA). Cette atteinte rénale se présente sous forme de caractéristiques cliniques qui peuvent évoluer rapidement et peuvent entraîner une insuffisance rénale aiguë et des complications neurologiques, comme une attaque ou un accident vasculaire cérébral. Environ 30 à 40 % des patients développant le SHU ont une ou plusieurs complications à long terme, comme la colite, l’hypertension, la protéinurie et une insuffisance rénale évolutive.

 

E. coli O157:H7 chez les vaches

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On s’est aperçu que les ruminants, y compris les bovins, les cerfs, les chèvres et les moutons, hébergeaient E. coli O157:H7 dans leurs intestins. Les bovins sont considérés comme étant le principal bassin d’E. coli O157:H7 dans le monde. De nombreuses études ont démontré que l’incidence d’E. coli O157:H7 chez les bœufs et les vaches laitières était généralisée et que cette bactérie se retrouvait dans le bétail, sur lui et autour de lui dans la plupart des pays du monde. E. coli O157:H7 ne provoque pas d’infection chez les bovins, mais on sait que son agent pathogène colonise le tractus intestinal des animaux et qu’il se répand souvent dans l’environnement (fumier), suite à cette colonisation. C’est la raison pour laquelle les bovins sont considérés comme étant le principal bassin et la source des infections, bien que toute une gamme d’aliments (et de postes d’eau) soient mis en cause lors des flambées chez les humains.

 

Transmission dans les zoos pour animaux

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On estime que près de 6 millions d’Américains visitent chaque année des zoos pour animaux. Aux États-Unis, entre 1999 et 2006, sept flambées de maladies liées à E. coli ont été attribuées à des visites de zoos, et des milliers de personnes sont tombées malades, plus de 36 personnes ont développé un SHU et deux personnes sont décédées.

Les zoos pour enfants, les foires et les expositions agricoles fournissent de nombreuses possibilités de transmission d’E. coli O157:H7. Comme il y a de nombreux enfants, il y a beaucoup de contact avec les animaux. L’infection peut aussi survenir par contact indirect avec les animaux, en touchant des produits contaminés (par ex. sciure ou copeaux de bois, vêtements salis ou chaussures souillées), ou en se trouvant dans les zones situées autour de la source de contamination, comme une aire de jeux qui se trouvent près des animaux. Bien que de nombreux zoos pour enfants et foires expliquent aux gens l’importance d’une bonne hygiène et du lavage des mains et qu’ils offrent un lieu pour le faire, il est bien difficile de s’assurer que tout le monde suit bien ces conseils.

Un sondage effectué en 2006 dans trente deux foires agricoles aux États-Unis a montré qu’E. coli O157:H7 se retrouve sur tous les animaux présents dans ces foires. La bactérie E. coli O157:H7 a été isolée sur les animaux dans 97 % des foires vérifiées, et 11 % des animaux ont eu un résultat positif. Ce taux de prévalence élevé est un point important, étant donné que des millions de personnes, dont un nombre élevé d’enfants, vont dans ces foires d’animaux et interagissent avec ces derniers.

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