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Salubrité des aliments News Release

Le vaccin bovin de Bioniche contre E. coli O157:H7 autorisé pour une utilisation sur le terrain au Canada

22/12/06

BELLEVILLE, ON, le 22 déc. /CNW/ - Bioniche Life Sciences Inc. (BNC à la Bourse de Toronto), société biopharmaceutique canadienne de recherche axée sur la technologie, a reçu aujourd'hui l'autorisation de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) de distribuer son vaccin bovin contre E. coli O157:H7 aux vétérinaires canadiens en vertu d'un Permis de dissémination de produits biologiques vétérinaires comme l'indiquent les Règlements sur la santé des animaux au Canada. Cette autorisation équivaut à ce que l'on appelle un "permis conditionnel" (conditional license) aux Etats-Unis. Il s'agit du premier vaccin permettant le contrôle de E. coli O157:H7 à recevoir une autorisation d'utilisation sur le terrain par un autorité réglementaire dans le monde. Le vaccin est indiqué pour réduire l'excrétion de E. coli O157:H7 chez les bovins.

"Le vaccin de Bioniche contre E. coli O157:H7, mis au point grâce à un partenariat avec l'Université de la Colombie-Britannique, la Vaccine and Infectious Diseases Organization (VIDO) à l'Université de la Saskatchewan et l'Alberta Research Council, est une première mondiale", a déclaré Graeme McRae, président et chef de la direction de Bioniche Life Sciences Inc. "Bioniche croit que ce vaccin aidera grandement à réduire la prévalence de cette bactérie toxique, d'abord impliquée dans la contamination de la viande et maintenant de plus en plus identifiée comme contaminant de produits. L'approbation de l'ACIA fournit à la société une voie claire et praticable vers le permis complet."

Pour que, d'un Permis de dissémination de produits biologiques vétérinaires, Bioniche obtienne un permis complet pour son produit, l'ACIA a indiqué que Bioniche doit fournir des données additionnelles confirmant la réduction des excrétions de E. coli O157:H7 chez les animaux vaccinés. La société prévoit remplir cette requête en 2007.

"Ce vaccin fera en sorte que les producteurs de viande bovine au Canada continueront d'offrir un produit sécuritaire aux consommateurs du pays", a déclaré Lorne Babiuk, PhD, directeur de la Vaccine and Infectious Diseases Organization (VIDO) et titulaire d'un chaire de recherche du Canada en vaccinologie et en biotechnologie à Saskatoon, en Saskatchewan. "Plus important encore, la réduction des excrétions de E. coli aura d'importantes conséquences en ce qui a trait à la contamination de l'environnement. Les récentes éclosions d'infections à E. coli par la consommation de légumes est un exemple d'avantages additionnels que représente un tel vaccin. La découverte clé qui a mené à ce vaccin a été réalisée par Brett Finlay, PhD, de l'Université de la Colombie-Britannique, lorsqu'il a déchiffré les mécanismes qui permettent à E. coli de se fixer aux animaux et de les infecter. Grâce à cette connaissance, il a été possible de cibler les protéines spécifiques de la bactérie à utiliser dans le vaccin."

De récentes éclosions de E. coli O157:H7 touchant les épinards et autres produits en Amérique du Nord ont souligné le fait que cette bactérie représente une menace de plus en plus sérieuse pour la santé humaine qui va bien au-delà de la viande (la première éclosion majeure d'infections à E. coli O157:H7 causée par la nourriture s'est produite en 1982 et était associée au boeuf haché). L'exposition des humains à E. coli O157:H7 est de plus en plus associée aux fruits, aux légumes, au lait et au jus de fruits non pasteurisés, à l'eau potable et de baignade contaminés, ainsi qu'au contact direct avec des animaux dans les foires et dans les zoos pour enfants.

Au cours des quatre dernières années, la société a réalisé des essais cliniques de son vaccin chez plus de 30 000 bovins. Les études ont démontré de manière constante une diminution importante de la présence de cette bactérie dans le fumier de ces bêtes. Dans le cadre d'une expérience contrôlée mené à la VIDO, on a inoculé un très forte dose de bactéries à des bovins et on a observé une réduction de 99,47 % de la quantité excrétée. Dans le cadre d'essais cliniques menés par l'Université du Nebraska-Lincoln dans des parcs d'engraissement commerciaux (où les bêtes vaccinées et non vaccinées se côtoyaient), la prévalence de E. coli O157:H7 chez les bovins vaccinés avec deux doses du vaccin de Bioniche était 75 % moindre que chez les autres bêtes. L'université a également réalisé une autre étude portant sur la vaccination à trois doses, laquelle a démontré que les intestins des animaux vaccinés étaient 98,3 % moins susceptibles d'héberger une colonie de bactéries que ceux des animaux non vaccinés.

A propos de E. coli O157:H7

Les bactéries Escherichia coli (E. coli) sont des micro-organismes qui se trouvent normalement dans les intestins de tous les animaux et de tous les humains. Bien que la plupart des souches de E. coli ne soient pas pathogènes (ne provoquent aucune maladie) pour leur hôte, certaines peuvent provoquer une maladie intestinale et, parfois, d'autres maladies importantes dans l'organisme. La souche E. coli O157:H7, qui a été identifiée pour la première fois en Amérique du Sud à la fin des années 1970 et qui a migré vers le nord, produit une puissante toxine (Shiga/vérotoxine) qui peut causer une maladie grave chez l'humain; elle se transmet souvent par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés. Aujourd'hui, on trouve la bactérie dans la plupart des troupeaux de bovins en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Les ruminants (p. ex., les vaches) sont considérés comme le principal réservoir de E. coli O157:H7 partout dans le monde. De nombreuses études ont démontré que E. coli O157:H7 est très répandue dans les bovins de boucherie et d'élevage laitier, et qu'on retrouve ce micro-organisme dans l'animal, sur l'animal et autour de l'animal, et ce, dans toutes les régions du monde. L'utilisation de fumier comme engrais pour les cultures ainsi que l'eau d'évacuation des élevages de bovins de boucherie et laitiers sont des sources de contamination de l'environnement, ainsi que de l'eau de surface et souterraine. La contamination à E. coli O157:H7 de la nourriture et de l'eau résultant de l'élimination des matières fécales des bovins représente une menace pour l'humain reconnue et attestée par de nombreuses sources.

A propos de l'infection à E. coli O157:H7

Les Centres for Disease Control des Etats-Unis estiment que l'infection à E. coli O157:H7 touche quelque 73 000 personnes par année aux Etats-Unis et que de 2 % à 7 % de ces personnes (dans de récentes éclosions, cette proportion à grimpé jusqu'à 16 %) développent le syndrome hémolytique et urémique (HSU), maladie caractérisée par une insuffisance rénale. Cinq pour cent des patients atteints de HSU en meurent, dont beaucoup d'enfants et de personnes âgés, chez qui les reins sont plus sensibles au lésions. Aux Etats-Unis, les coûts annuels liés à cette infection sont estimés à plus de 650 millions de dollars en raison des dépenses médicales, des pertes de productivité et des décès.

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